DIAGNOSTIC AMIANTE
Le diagnostic amiante concerne tous
les immeubles collectifs ou les maisons individuelles dont le permis de construire
est antérieur au 1er juillet 1997.
Ce diagnostic amiante avant vente
est visuel. Il ne fait donc pas l'objet de sondage destructif.
Les investigations
portent notamment sur les calorifugeages, les flocages, les faux plafonds quand
ils sont antérieurs au 1er juillet 1997, mais également sur tous
les autres matériaux répertoriés dans une liste. Cette liste
comprend notamment, les matériaux en fibre ciment, les dalles de sol, les
enduits projetés...
En cas de doute sur un matériau visible,
notre expert prélèvera un échantillon afin de le faire analyser
par un laboratoire indépendant.
Diagnostic amiante : repérage
amiante dans les flocages, calorifugeages et faux plafonds ddddes et faux plafonds
Quel est l'objectif du repérage ?
Les propriétaires
doivent rechercher la présence d'amiante dans les flocages, calorifugeages,
faux plafonds.
En France, la norme AFNOR NF X 46-020 (Repérage
des matériaux et produits contenant de l'amiante dans les immeubles bâtis
de novembre 2002 dont la révision est prévue pour février
2009) décrit la procédure de diagnostic à utiliser pour déceler
la présence d'amiante dans les bâtiments construits avant l'interdiction
totale d'utilisation de l'amiante en 1997.
Quels sont les immeubles
visés ?
L'obligation de "diagnostic d'amiante" s'impose
à tous les propriétaires d'immeubles bâtis, privés
ou publics à la seule exception des immeubles à usage d'habitation
comportant un seul logement (soit les maisons individuelles).
- Article R 1334-14
du Code de la santé publique.
- La recherche d'amiante dans les immeubles
Objet
de la recherche
L'objet de la recherche change en fonction de la date de
délivrance du permis de construire, comme l'indique le tableau suivant
:
Date
de délivrance du permis de construire | Objet
de la recherche | ||
Flocages
contenant de l'amiante | Calorifugeages
contenant de l'amiante | Faux
plafonds contenant de l'amiante | |
Avant
le 1er janvier 1980 | X | X | X |
Avant
le 29 juillet 1996 | - | X | X |
Avant
le 1er juillet 1997 | - | - | X |
Article R 1334-15 du Code de la santé publique.
Dates limites
de mise en uvre du repérage amiante
Le tableau suivant
indique les dates limites de mise en uvre du repérage amiante en
fonction de la nature des immeubles.
Immeubles
bâtis Date de délivrance du permis de construire | Etablissements
d'enseignement, crèches et établissements hébergeant des
mineurs | Etablissements sanitaires,
sociaux et pénitentiaires, locaux à usage de bureaux | Autres
immeubles bâtis |
Avant
le 1er janvier 1950 | 1er
janvier 1998 | 30 juin
1998 | 31 décembre
1999 |
Entre le 1er janvier
1950 et le 1er janvier 1980 | 1er
janvier 1997 | 30 juin 1997 | 31
décembre 1998 |
Entre
le 1er janvier 1980 et le 28 juillet 1996 | 1er
janvier 1999 | 30 juin 1999 | 31
décembre 1999 |
Avant
le 1er juillet 1997 | 31 décembre
1999 | ||
Annexe 3 de la circulaire
n° 98-589 du 25 septembre 1998 relative à la protection de la population
contre les risques sanitaires liés à une exposition à l'amiante
dans les immeubles bâtis, BO min. aff. soc. 98/41, 24 octobre 1998.
Qui
réalise cette recherche ?
Pour répondre à cette obligation
de recherche, les propriétaires doivent faire appel à un contrôleur
technique ou technicien de la construction ayant contracté une assurance
professionnelle pour ce type de mission.
Ce dernier est le seul à pouvoir
attester de la présence ou de l'absence d'amiante.
Article R 1334-15
du Code de la santé publique.
Les résultats de la
recherche
Si un doute persiste sur la présence d'amiante dans les
flocages, calorifugeages ou faux plafonds
Le propriétaire fait effectuer
un ou des prélèvements par un contrôleur technique ou technicien
de la construction. Ces prélèvements doivent alors faire l'objet
d'une analyse par un organisme accrédité, selon des modalités
définies.
Articles R 1334-15 et R 1334-29 du Code de la santé
publique.
En cas de présence d'amiante dans les flocages,
calorifugeages ou faux plafonds
Le propriétaire fait vérifier
leur état de conservation par un contrôleur technique ou technicien
de la construction. Ce dernier remplit une grille d'évaluation définie
par arrêté, en tenant compte notamment :
- de l'accessibilité
du matériau,
- de son degré de dégradation,
- de
son exposition à des chocs et vibrations,
- de l'existence de mouvements
d'air dans le local.
Article R 1334-16 du Code de la santé publique.
Les grilles d'évaluation sont jointes en annexe des arrêtés
suivants :
- pour les flocages et calorifugeages : annexe de l'arrêté
du 7 février 1996 relatif aux modalités d'évaluation de l'état
de conservation des flocages et calorifugeages contenant de l'amiante dans les
immeubles bâtis,
- pour les faux plafonds : annexe de l'arrêté
du 15 janvier 1998 relatif aux modalités d'évaluation de l'état
de conservation des faux plafonds contenant de l'amiante et aux mesures d'empoussièrement
dans les immeubles bâtis.
Arrêté du 7 février
1996 modifié relatif aux modalités d'évaluation de l'état
de conservation des flocages et des calorifugeages contenant de l'amiante et aux
mesures d'empoussièrement dans les immeubles bâtis.
Arrêté
du 15 janvier 1998 relatif aux modalités d'évaluation de l'état
de conservation des faux plafonds contenant de l'amiante et aux mesures d'empoussièrement
dans les immeubles bâtis, JO du 5 février 1998.
L'évaluation
de l'état de conservation permet de classer les matériaux selon
la classification suivante :
- N=1 : Bon état de conservation,
-
N=2 : Etat intermédiaire de conservation,
- N=3 : Matériaux
dégradés.
Présence d'amiante
: les actions à mener par le propriétaire
En fonction du
résultat du diagnostic obtenu à partir de la grille d'évaluation,
les propriétaires engagent différentes actions :
- Contrôle
périodique de l'état de conservation des matériaux et produits
(N=1 ou E<5f/l)
Ce contrôle est effectué dans les conditions
présentées ci-dessus dans un délai maximal de 3 ans à
compter de la date de remise au propriétaire des résultats du contrôle,
ou à l'occasion de toute modification substantielle de l'ouvrage ou de
son usage.
Article 4 de l'arrêté du 7 février 1996 relatif
à la protection de la population contre les risques sanitaires liés
à l'amiante dans les immeubles bâtis, JO du 8 février 1996
- Surveillance du niveau d'empoussièrement dans l'atmosphère
(N=2)
Cette surveillance doit être réalisée par un
organisme agréé en microscopie électronique à transmission
selon des modalités et conditions définies par arrêté.
Niveau
d'empoussièrement (E) | Obligations
du propriétaire | Délai
maximal |
E
< à 5 fibres / litre d'air | Contrôle
périodique de l'état de conservation des matériaux et produits | 3
ans à compter de la date de remise des résultats du contrôle
ou à l'occasion de toute modification substantielle. |
E
> à 5 fibres / litre d'air | Travaux
de confinement ou de retrait de l'amiante* | Les
travaux doivent être achevés dans un délai de 3 ans** à
compter de la date de remise des résultats du contrôle. |
*Pendant
la période précédant les travaux, des mesures conservatoires
doivent être mises en oeuvre pour réduire l'exposition des occupants
à un niveau inférieur à 5 fibres / litre d'air.
Les mesures
conservatoires ne doivent pas solliciter les matériaux et produits concernés
par les travaux.
** Par dérogation, le délai d'achèvement
des travaux peut être prorogé, sur demande du propriétaire
au préfet de département dans un délai de 27 mois suivant
la remise des résultats du contrôle, pour les travaux concernant
les immeubles de grande hauteur et les établissement recevant du public,
classés de la catégorie I à III, et lorsque les flocages,
calorifugeages et faux plafonds contenant de l'amiante ont été utilisés
à des fins de traitement généralisé dans ces immeubles
ou établissements. La prorogation peut alors être accordée
pour une durée maximale de 3 ans.
Articles
R 1334-18 et 19 du Code de la santé publique.
Travaux de
confinement ou de retrait de l'amiante (N=3 ou E>5f/l)
Les matériaux
et produits contenant de l'amiante issus de travaux d'enlèvement doivent
être transportés et éliminés conformément aux
dispositions de la législation sur les déchets.
- Types de
travaux
Les travaux peuvent être de 3 types :
* fixation (revêtement
de surface ou imprégnation),
* encoffrement,
* enlèvement
(de flocage, de calorifugeage).
Si les matériaux contenant de l'amiante
ont été enlevés, il faut évidemment prévoir
ensuite les travaux de finition (repose des éléments enlevés,
reflocage avec des matériaux de substitution, mise en place, le cas échéant,
d'un nouveau système de protection incendie, ...).
Ces travaux sont
réalisés par des entreprises spécialisées.
-
Vérifications après travaux
Après réalisation
des travaux et avant toute restitution des locaux traités, le propriétaire
fait procéder :
* à un examen visuel de l'état des surfaces
traitées par un contrôleur technique ou un technicien de contrôle,
*et à une mesure du niveau d'empoussièrement après démantèlement
du dispositif de confinement, par un organisme agréé.
Le niveau
d'empoussièrement doit être inférieur ou égal à
5 fibres / litre d'air.
Article R 1334-21 du Code de la santé publique.

Les
obligations d'information
Les propriétaires
constituent, conservent et actualisent un dossier regroupant :
- les informations
relatives à la recherche et à l'identification des flocages, calorifugeages
et faux plafonds,
- l'évaluation de leur état de conservation,
- les dates, natures, localisation et résultats des contrôles
périodiques,
- les dates, natures, localisation et résultats
des mesures d'empoussièrement,
- les travaux effectués à
l'issue du diagnostic.
Ce dossier est tenu à la disposition :
-
des occupants de l'immeuble,
- des agents ou services habilités,
-
des inspecteurs du travail,
- des agents du service de prévention des
organismes de Sécurité Sociale.
Les propriétaires communiquent
ce dossier à toute personne appelée à effectuer des travaux
dans l'immeuble et conservent une attestation écrite de cette communication.
Article
R 1334-22 du Code de la santé publique.




